Self défense

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Interview de Vialenc Sylvain

Self-défense : les bases pour se protéger efficacement

Self-défense : apprendre à se protéger avec efficacité — entretien avec Maître Sylvain Vialenc

Introduction

Interviewer : Bonjour Maître Vialenc, Sylvain. Nous allons parler de self-défense. Quelle est, selon vous, l’importance d’apprendre à se défendre aujourd’hui ?

Sylvain Vialenc : La self-défense repose sur des techniques simples, mécaniques et physiques pour apprendre à se protéger dans des situations variées. On travaille des réponses adaptées quand on est tenu, saisi ou attaqué, sans arme — uniquement avec ses mains et ses pieds.

Se protéger d’abord, éviter si possible

Interviewer : Peut-on vraiment éviter les coups ? Empêcher l’attaque ?

Sylvain Vialenc : On peut apprendre à éviter, mais ce n’est pas le plus simple. La priorité est d’abord de se protéger. Ensuite, on apprend à lire l’évolution d’une situation : debout, au sol, selon la puissance et le rythme des coups. Tout cela s’entraîne.

Automatiser des gestes simples sous stress

Interviewer : Dans quelles situations ces techniques aident-elles concrètement ?

Sylvain Vialenc : Nous faisons vivre des situations réalistes pour ancrer des automatismes. Plus un geste est répété, plus le cerveau le déclenche correctement en cas d’attaque.

L’inconscient comme copilote

Interviewer : En état de défense, l’inconscient prend le relais ?

Sylvain Vialenc : Oui. Mais il faut évaluer la gravité (couteau, barre, batte…) et se maîtriser pour ne pas envenimer la situation. Parfois, il faut sur-réagir plutôt que réagir, car réagir peut être trop tardif. L’entraînement donne la bonne réponse, le plus souvent.

Adapter l’enseignement : professionnels & particuliers

Sylvain Vialenc : Avec un professionnel de la sécurité, on s’appuie sur son expérience terrain et on complexifie les scénarios. Avec un débutant, on privilégie des gestes simples, efficaces et répétés pour automatiser vite.

Combien de temps pour des résultats ?

Sylvain Vialenc : Cela dépend du vécu et de la coordination motrice. Plus on a de pratique sportive, plus il existe une transversalité utile. Mais même sans expérience, quelques séances peuvent déjà changer beaucoup.

Viser juste : les points vitaux

Sylvain Vialenc : On travaille les points vitaux pour neutraliser une agression même avec moins de force : gorge, yeux, parties génitales, tempe. La précision prime sur la puissance.

Entretenir ses réflexes : les « piqûres de rappel »

Interviewer : Après quelques séances, faut-il revenir ?

Sylvain Vialenc : Oui, c’est fondamental. Comme la conduite : on apprend une fois, mais on entretient au fil du temps. Les rappels servent à revoir les dégagements, dessaisissements, le placement des mains, les distances et le timing. Sans cela, les réflexes s’émoussent.

De la peur à la maîtrise : gagner en confiance

Sylvain Vialenc : La peur est normale. L’entraînement la transforme en vigilance, puis en action maîtrisée. La self-défense, ce n’est pas « se battre » pour se battre : c’est lire la situation, rester calme et répondre avec justesse.

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Questions & Réponses

Q : Je n’ai aucune expérience sportive. Est-ce pour moi ?

R : Oui. On commence par des gestes simples orientés protection et relâchement. L’objectif n’est pas la performance, mais l’efficacité et la confiance.

Q : Au bout de combien de temps sent-on une différence ?

R : Cela varie. Beaucoup gagnent en clarté (quoi faire, quand le faire) dès les premières heures grâce aux automatismes.

Q : Est-ce dangereux d’apprendre à viser les points vitaux ?

R : L’enseignement vise des réponses proportionnées et responsables. Le but est de stopper un danger immédiat, pas de blesser inutilement.

Q : Pourquoi faire des « piqûres de rappel » ?

R : Les réflexes s’estompent sans pratique. Les rappels réancrent les bons gestes (dégagements, distances, timing) pour rester opérationnel.

Merci à Maître Sylvain Vialenc pour la clarté et la précision de cet échange.

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