Avant d’être un lieu d’accueil, cette demeure est avant tout une page d’histoire locale. Construite à la fin du XIXᵉ siècle, elle témoigne d’un art de vivre, d’une architecture et d’un mode d’organisation caractéristiques des maisons bourgeoises de l’époque.
Une demeure bourgeoise de la fin du XIXᵉ siècle
Édifiée autour de 1890 et modernisée aux alentours de 1900, cette demeure s’inscrit dans le paysage architectural d’Écommoy. Située le long de la route de Tours, elle appartenait à ces maisons de notables conçues pour allier confort, représentation et fonctionnalité.
Un parc structurant et un art de vivre
À l’arrière de la maison, un parc arboré reliait les différents espaces par une terrasse et des allées paysagées. On y trouvait des plantations variées, parfois exotiques, traduisant une volonté d’élégance et de distinction.
Ce jardin n’était pas seulement décoratif : il faisait partie intégrante de la vie quotidienne, offrant calme, fraîcheur et intimité, loin de l’axe principal.
Une organisation intérieure rare pour l’époque
La demeure disposait très tôt d’une organisation intérieure complète :
salon, salle à manger, chambres à l’étage, espaces de service et sanitaires.
Une configuration peu commune dans la commune à cette période, révélatrice d’un niveau de confort avancé.
Cette structuration permettait une séparation claire entre espaces de réception, espaces privés et zones fonctionnelles.
Un lieu qui traverse le temps
Aujourd’hui, la demeure conserve l’empreinte de son histoire tout en s’adaptant aux usages contemporains. Son caractère, ses volumes et son implantation en font un lieu singulier, où le patrimoine dialogue avec le présent.
Cette continuité entre passé et modernité constitue l’ADN même du lieu.
Préserver l’âme d’une demeure, c’est respecter son histoire tout en lui offrant une nouvelle vie.

Edmond Sur la terrasse : Edmond Philolo (à droite), Marie-Louise Guillon, son épouse, à ses côtés, puis Suzanne et Bernard, leurs enfants.Philolo (à droite), Marie-Louise Guillon, son épouse, à ses côtés, puis Suzanne et nard, leurs enfants.
Sur la terrasse : Edmond Philolo (à droite), Marie-Louise Guillon, son épouse, à ses côtés, puis Suzanne et Bernard, leurs enfants.
La demeure habitée : la famille Philolo
Les archives évoquent Édouard Philolo, régisseur, et des repères précis du lieu, notamment l’angle du chemin de la Brevoire et de la rue de Tours, avec la présence d’un aspergémomètre. Derrière le porche, l’organisation intérieure se dessine clairement : un familier accède au salon, à la grande et à la petite salle à manger.
À l’étage, on retrouve chambres, corridors, toilettes, lingerie et réserves, mais aussi un élément rare à Écommoy : une terrasse, visible sur les clichés d’époque.
Un lieu qui a traversé le temps et continue aujourd’hui de s’écrire.